samedi 30 juin 2012

CONSEIL DE LECTURE



Toute transmission de savoir est une belle aventure humaine. Quand, de plus, elle s’adresse à de tout jeunes enfants, et singulièrement dans le domaine des mathématiques, elle est difficile et passionnante.

Nous vivons dans un monde saturé de signes, de sons, d’images. C’est grâce aux outils de pensée que nous proposerons à nos petits élèves que ce monde va s’organiser, se dire, se lire, s’écrire. Les mathématiques sont, en effet, parmi d’autres savoirs, un mode de lecture ou d’organisation du monde.

Mais pas seulement.
Le savoir mathématique
Contrairement à l’opinion qui, bien souvent, décide de leurs méthodes d’apprentissage,les nombres et les figures sont loin de représenter des « abstractions » inaccessibles aux enfants. Les enfants adorent manier ces « abstractions »-là, dès lors qu’elles parlent à l’imagination et aux sens.

À partir de ce qui se voit, s’entend, se dit, ou s’écrit, se construiront donc aussi un savoir autonome, un monde d’idées, d’idéalités.
Langue courante et langue mathématique
Mais construire ce savoir ne sera pas possible sans la maîtrise d’une langue spécifique, qui se constituera peu à peu, à partir et aux côtés de la langue commune. Les allers-retours de sens entre langue commune et langue mathématique conduisent d’office à ces transversalités que chérissent les programmes. Il se trouve qu’elles sont ici indispensables au sens, à la mobilité de la pensée. Elles s’épanouissent autour de « trésors de langue », tant courante que mathématique.
Une constante recherche de cohérence dans l’édification d’un savoir
Si les transversalités sont bien les passerelles qui garantissent à l’enfant une libre circulation entre le monde qui l’entoure et le monde des idées et des objets mathématiques, il n’y a pas qu’elles. Tout en nous appuyant sans cesse sur cette indispensable cohérence entre le su, le lu, le vu et l’entendu, nous découvrirons ensemble pas à pas ce qui fait la spécificité, donc l’intérêt, voire la beauté des mathématiques.
Des traces explicites de ce que l’on apprend
Durant ce long compagnonnage d’une année scolaire, une relation profonde s’établit entre l’enfant et son fichier, celle qui rend compte d’une initiation et d’une maîtrise progressive du savoir. Une mémoire de ces moments forts et riches de découvertes lui est proposée sous forme d’encadrés, pour « quand il saura lire », ou pour éclairer l’adulte qui voudra suivre son parcours.
Un apprentissage incarné
Comme le propose souvent la tradition, deux enfants, ici Némo et sa sœur aînée Mila, nous accompagnent dans la découverte de ces premières mathématiques. Ils ressemblent de très près à tous ceux que j’ai rencontrés, et qui m’ont apporté par leurs remarques, questions, étonnements ou émerveillements le désir de proposer ce fichier à d’autres petits CP et à leurs enseignants.

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